Animal des villes, animal des champs

L’opposition entre la ville et la campagne ne peut exister que dans le cadre de la propriété privée. Elle est l’expression la plus flagrante de la subordination de l’individu à la division du travail, de sa subordination à une activité déterminée qui lui est imposée. Cette subordination fait de l’un un animal des villes et de l’autre un animal des campagnes, tout aussi bornés l’un que l’autre, et fait renaître chaque jour à nouveau l’opposition des intérêts des deux parties.

Marx & Engels, L’idéologie allemande

Publié par Pier Lampás

Lutte, vagabonde, écrit dans le sud de l'Europe.

2 commentaires sur « Animal des villes, animal des champs »

  1. Bonjour ! Un peu de philosophie me fera du bien : je ne sais jamais si dans cette discipline il faut être hautement pragmatique ou si se laisser divaguer peut être productif. Vous y contribuerez probablement. Bonne journée !

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    1. Bonjour ! Si les divagations jettent nos imaginaires à l’assaut d’alternatives concrètes (utopies concrètes, dit Ernst Bloch), je crois qu’elles sont nécessaires ; si elles nous enferment dans le Savoir ou le Rêve, je crois qu’elles perdent de leur potentialité subversive. De façon analogue : le pragmatisme doit pouvoir s’ouvrir au possible, à ce qui lui échappe, et ce afin de ne pas devenir une prophétie auto réalisatrice de l’ordre existant. En somme : divagations et pragmatisme peuvent jouer ensemble une partition émancipatrice, il me semble. Belle journée !

      Aimé par 1 personne

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